Regardez les et dites moi ce que vous en pensez !
La respiration lente et le c½ur chamboulé, Kate se réveilla sentant une odeur qu'elle connaissait particulièrement à ses côtés. Elle tourna la nuque et vit le médecin allongé à ses côtés, toujours endormi. Elle fit glisser le bout de ses ongles sur la peau tatouée de son épaule tout en appuyant sa tête entre son cou. Elle referma les paupières, effrayée que ce moment lui manque trop par la suite, qu'elle ne puisse plus profiter de ce qu'ils avaient eut du mal à construire.
- T'es pas obligé de jouer les romantiques poètes, sourit elle en l'embrassant.
- Merci ça m'arrange, si tu peux comprendre sans que je ne dise quoi que ce soit c'est que mieux !
- Comment on va faire ? Demanda il après quelques secondes de silence.
- Pour quoi faire ?
- Pour qu'on ne perde pas ce qu'on vient d'arriver à faire.
- C'est-à-dire ?
- Eh bien on est arrivé à éloigner nos habitudes, à savoir ce qu'on veut réellement. J'ai pas envie que ce ne soit que pour une soirée ou pour une nuit.
- Moi non plus... murmura elle en reposant sa tête sur son torse. Mais je vois aucune solution Jack. Je peux pas te demander de quitter Sarah et Evangeline juste pour moi.
- Juste pour toi ? Répéta il en rigolant. C'est pas JUSTE toi, c'est toi tout court.
- Le fait est le même tu peux pas tout quitter pour moi et ... je peux pas tout quitter non plus.
- Pourquoi on pourrait pas ? Tout quitter, partir, s'éloigner et tout recommencer !
- J'aurais pas pensé dire ça un jour mais on peut pas tout quitter et tout oublier comme ça. On peut pas abandonner tout ça, nos boulots, nos maisons, nos amis, nos vies. Et eux ... ta fille.
Jack baissa les yeux vers la jeune femme, la tête toujours sur son torse et caressa ses cheveux avant de d'y déposer un baiser.
- No promise, dit elle, je préfère que tu ne promesses rien, on sait jamais.
- Si tu préfères. Mais quoi qu'il en soit on ne s'arrêtera pas là. Je veux dire pas à cette nuit.
- Tu pense à quoi ?
- A ta saleté de bouquin ...
- A mon livre ? Répéta elle en s'accoudant, pourquoi tu pense à ça ?
- Je sais pas, c'est toujours intriguant de savoir que quelqu'un puisse écrire un livre sur la manière d'entretenir une relation avec les hommes mais c'est encore plus intriguant de savoir que des femmes l'achètent...
- Tu t'y fera, mais ne crois pas que grâce à cette nuit je te permettrais de le lire !
- Tu sais que si je veux vraiment le lire j'ai qu'à aller dans n'importe quel magasin et l'acheter !
- Oh oui, je te vois bien acheter un livre sur le mode d'emploie des hommes Jack !! Ca serait une situation très comique et qui plus est, qui porterait à confusion ... Je vois le vendeur de là ! Rigola la jeune femme à pleine dent.
- Je ne répondrais pas aux accusations que tu viens de porter à mon égard mais je te ferais remarquer que j'ai réussi à te faire rire !
- Qu'est-ce qui a de si remarquable à ça ? T'as fais autre chose aussi, dit elle avec un regard plein de malice après s'être levée.
- Ah oui, et quoi donc ?
- Oh, c'était encore mieux que de rire, crois moi ! Dit elle en enfilant une chemise de nuit en soie violine. Tu veux du sucre avec ton café ? Cria elle d'en bas des escaliers.
- Doublement sucré tu veux dire ! Répondit il se levant son tour, allant la rejoindre.
La jeune femme sursauta légèrement en sentant le souffle du médecin dans son cou nu. Sa respiration lente l'apaisait et la sérénité dans laquelle elle était lui permettait de prendre du recul et de se rendre compte de la chance qu'elle avait. Tout en gardant le silence léger qui s'était installé elle finit de prépare les deux tasses de café, se tourna en détournant le visage de Jack et se dirigea vers le divan en cuir blanc devant lequel se trouvait une table basse en verre. Elle y déposa délicatement les deux tasses en prenant garde à ne pas laisser de traces au dessous des récipients, alla chercher des confiseries et revint quelques minutes plus tard les posant à côté de leur déjeuner. Le chirurgien s'était assis à droite du divan et souris en voyant la jeune femme revenir.
- Non c'est juste que ... je me disais que peut-être tu voudrais faire quelque chose aujourd'hui ?
- J'écoute tes propositions ! Je suis toute ouie docteur ! Répondit elle en s'allongeant à sa gauche, étalant ses jambes sur sa propre gauche, posant sa tête sur lui et prenant en même temps quelques gorgées de café.
- Je sais pas, qu'est ce que tu voudrais faire ?
- Tout ce que tu veux du moment que tu éteint ton biper et ton téléphone, dit elle simplement en étendant ses bras en croix sur son ventre après avoir reposé sa tasse.
- Mon biper ? Qui t'as dis que j'avais un biper et qui plus est bipait souvent ?
- Plusieurs choses, mon instinct féminin, ma culture filmographique et Sarah.
- Je vois, et ça te dérange pas le cliché du médecin qui fait que bosser ?
- Regarde moi dans les yeux et ose moi me dire que ce « tue l'amour » n'a jamais sonné au mauvais moment et que si tu le laisse allumer tu es sur et certain qu'on ne sera pas dérangé, dit elle se redressant et le regardant dans les yeux.
- Très bien, t'as gagné ! Accorda il après quelques secondes en roulant les yeux. Mais seulement parce que c'est toi ...
- Parce que c'est moi ! J'ai droit à un privilège alors, quelle chance ai-je ! Se moqua elle gentiment. C'est une fleur dont je devrais profiter je crois bien, au cas où elle fanerait...
- Jamais, murmura il sans ciller.
- C'est courageux mais on ne dit jamais, jamais, continua elle sur le même ton. Et puis pour le moment seul le moment m'intéresse.
- Très bien, alors disons que je t'emmène quelque part cet après-midi, sans biper mais avec téléphone en silencieux au cas où.
- Puisque je suppose qu'il m'est impossible de savoir où se trouve ce « quelque part », je te retrouve chez toi en début d'après midi, dit elle en se levant lui faisant implicitement comprendre qu'il était temps pour lui de prendre congé.
Jack se leva après elle et l'attrapa par la taille comme s'il tentait de l'empêcher de s'éloigner de lui d'avantage. On aurait dit qu'un lien invisible et indestructible les liait et alors qu'il n'avait fait que s'élargir et se rétrécir au fil du temps, il était maintenant au minimum de sa largeur.
- Quel châtiment que le baiser du prince charmant, marmonna elle bien que ses mots résonnent dans le bâtiment de la même manière que si elle l'avait crié.
- Tu vois ça, c'est horrible comme punition... susurra il avant de l'embrasser, le c½ur léger et rempli de sentiments.
- Allez va, je vais prendre un bain brûlant, dit elle en faisant de gros yeux tentants avant de poser une main sur la poignée de la porte déjà ouverte. A cet après midi, et n'oublie pas ta promesse, dit elle avant de refermer l'ouverture succinctement.
