Epilogue : Ainsi va la vie + Prologue : " Head in the Heaven "

Voilà, nous arrivons à la fin de cette histoire, le dernier chapitre se terminait disons ... de manière ambiguë alors lisez attentivement l'épilogue si vous voulez comprendre !!
J'espère qu'elle vous aura plus et que la fin vous ira à tous (je pense aux skateurs qui lisent cette fic, vous comprendrez que je n'ai pas laissé Sawyer errer en célibataire toute sa vie, tout le monde se lève et applaudie TsOl pour m'avoir aidé à peaufiner la fin =)

Comme promis, une fin ne vient jamais sans un commencement alors je vous poste également le prologue ( ou premier chapitre comme vous voulez ! ) de ma fiction suivante " Head in the heaven ".
Vous pourrez voir qu'il y a pas mal de changement, tout d'abord celui du narrateur, je me suis mise dans la peau de Kate (je parlerai donc à la première personne). Et le contexte est totalement différent, je vous laisse le découvrir, j'arrête de blablater !!

Dites moi ce que vous pensez de ces deux morceaux !!!




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Il ne faut jamais se fier aux apparences, jamais. En passant dans une rue, un soir de noël et en jetant des regards curieux par les fenêtres grisés et tout juste dégivrés des maisons, il peut nous paraître que la vie de ses habitants est tout à fait sereine. Ce n'est pas forcément la vérité, parce que nous avons un regard extérieur et que nous nous basons seulement sur l'apparence des choses. Et même lorsque nous savons presque tout de la vie des gens, même si nous avons un point de vue omniscient sur tout ce qu'il s'y passe, nous pouvons nous tromper.
D'une certaine logique les choses finissent toujours par rentrer dans l'ordre et chacun d'entre nous finira par trouver sa place, aussi compliqué que cela puisse paraître, mais pas toujours à l'endroit où nous l'aurions souhaité.
Le médecin dont nous avons narré une partie de la vie, enfin j'aurais tendance à dire dont j'ai narré une partie de la vie, a lui aussi trouvé sa place, tout comme Kate et les autres...
Parce que c'est vous je vais essayer d'éclaircir en évitant tous commentaires inutiles. Commençons par le plus bref pour finir par la partie la plus intéressante, celle que vous attendez tous.
Les autres, c'est à dire les amis des deux personnes citées précédemment ont plus ou moins continués leur vie sans trop de dégâts. Comme tous les destins sons liés, il sera difficile de séparer toutes les trajectoires de chaque personnages...
Les choix et les sacrifices que nous décidons de faire nous montrent tels que nous sommes, au plus profond de nous même. C'est pourquoi sans forcément le faire dans un but premier, Kate prouva à Sarah et à tous les autres que l'amour ne se contrôle pas. En la sauvant et en faisant tous ces sacrifices, à comprendre : interrompre ses vacances (petit sacrifice ici il faut le dire), accepter de faire une intervention à risque pour sauver Sarah, avorter pour arriver aux fins du sacrifice précédant, et enfin choisir la vie de la jeune femme à sa relation avec James. Tous ceci montra clairement à l'amie de Jack qu'elle tenait plus au médecin qu'à sa propre vie. Etant donné que la relation entre les deux femmes n'étaient pas d'une grande amitié, il avait paru clair à Sarah que Kate n'avait pas fait tout cela pour elle mais pour lui, pour celui qu'elle aimait.
Bien que Jack ait avoué dans un élan de colère sa relation avec Kate, Sarah avait gardé espoir pendant les dernières longues heures qui avaient précédés son opération qu'il déciderait de rester avec elle pour leur enfant, mais elle comprit qu'elle faisait fausse direction.
Comment expliquer à son enfant que son père l'aime énormément mais qu'il a décidé de recommencer sa vie ailleurs ? Avec une autre personne que l'enfant connaît très bien ?
C'est en effet très difficile mais Jack du faire face à cette situation.
Quant à Kate elle n'eut pas le loisir d'avoir quelconque explication avec Sawyer car elle ne le revit même pas. A son réveil, comme il l'avait prévenu, il était parti. Et à son arrivé chez eux, non plus. Ses affaires n'avaient pas bougés, quelques vêtements étaient posés en vrac sur le lit, dans la salle de bain, sa brosse a dent était toujours posée là, son paquet de brioches préférées étaient toujours dans le placard, à moitié entamé. Il n'était pas repassé par là. Seules les bagages de leurs vacances n'étaient pas là.
Personne ne savait exactement où il était passé mais Kate avait la vague impression qu'il allait essayer de rattraper le temps perdu avec sa fille. Quant Kate était rentrée dans cette maison dénuée de vie, elle avait soupiré longuement et s'était étalée sur le canapé sans bouger. En une semaine tout avait basculé, voilà que maintenant elle se retrouvait libre de vivre la vie qu'elle avait tant désiré, mais quelque chose n'allait pas. Elle avait cru un court instant qu'en faisant tout ce qu'elle avait fait ces derniers jours, ses erreurs passées lui seraient pardonnées mais dans son esprit, elle avait l'impression qu'elle avait tout empiré.
Tout passerait avec le temps, c'est celui qui réussirait à lui donner la vie qu'elle voulait tant vivre. Car elle savait que pour Jack aussi tout serait différent, il fallait qu'ils se donnent du temps pour tout recommencer et tout oublier. Pour vivre heureux, non pas jusqu'à la fin des temps mais au moins jusqu'à ce que la flemme ne se consume. Une nouvelle fois.





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[oOo] Head in the heaven [oOo]



Chapitre 1 : Everybody's waiting for freedom


J'ouvre les paupières sans me ménager, je suis envahie par cette étrange sensation que ma vie n'est qu'un rêve, mais je n'ai pas le temps d'y réfléchir plus longtemps car je sens deux mains se poser sur ma poitrine brûlante. Je baisse la tête et la seconde suivant un sourire apparaît sur mes lèvres, le premier depuis longtemps. Devant moi se dessine un somptueux visage, je ne le connais pas encore par c½ur, je ne serais pas capable de décrire ses traits les yeux fermés mais je sais que cela ne tardera pas à venir, l'avenir est à moi, à nous. De grands yeux bleus me fixent ébahis, ce qui me rends mal à l'aise, mais la chaleur de se corps léger collé contre moi m'aide à me sentir mieux. Quelques cheveux à peines sont envisagés sur ce crâne encore neuf et pourtant je sais qu'il fera des ravages dans quelques années. A cette idée mon sourire ne fait que s'agrandir. Il y a du brouhaha autour de nous mais je n'ai pas envie de retourner à la réalité alors je continue de fixer l'ange qui est assis sur mes genoux, il est encore petit mais détient pourtant tant de pouvoirs envers nous, les adultes. Il ne se doute de rien, toutes les difficultés qu'il a surmonté, tout ce que les gens on vécus autour de lui, rien, et c'est cela qui nous a fait tenir espoir. Cette pureté d'âme, ce visage blême, ce c½ur ardent.
Je me résigne à détourner mon regard pour prêcher le coupable, le fauteur de trouble. Il n'y a ici personne à blâmer, nous sommes tous dans le même bateau, où plutôt dirais-je dans le même avion.
J'aperçois un minuscule sourire qui m'est adressé, c'est un sourire que j'ai rarement vu mais que pourtant je connais par c½ur, parce que j'en ai aspiré l'essence. Je lui réponds sans originalité, un hochement de tête et un sourire du coin des lèvres puis je rebaisse la tête vers le bambin. Ce simple geste lui fait comprendre que je vais bien, c'est ce que j'aime chez lui, je n'ai pas besoins d'employer des mots inutiles pour me faire comprendre, nos regards et nos expressions se suffisent à elle même.

Une femme s'approche de nous, nous tous ... Elle nous parle, elle nous regarde les uns après les autres, elle nous observe intérieurement, elle ne s'attarde pas sur nos visages de peur qu'on la surprenne mais nous savons tous que des centaines de questions s'affolent dans sa tête et qu'elle doit prendre sur elle même pour les laisser de côté. Nous nous mettons d'accord pour répondre à celles des journalistes, Jack est notre intermédiaire il parle en notre nom, au nom des oceanic six.

Tout s'accélère, je peux sentir la vitesse ralentir, l'avion se poser et nos c½urs accélérer. Nos regards sont tous rivés vers l'ouverture, celle qui laissera place à la liberté. Je l'espère. Puis la fameuse porte s'ouvre, très lentement dans un bruit strident qui nous perce les tympans. Je peux apercevoir le sol Hawaïen, je ferme les paupières et respire l'odeur de la liberté, de la terre ferme, lorsque je les réouvre le bruit strident s'est arrêté, la porte est complètement ouverte, nous nous levons plus ou moins rapidement. Soudain je n'entend plus rien, l'émotion nous étreints tous. Hugo s'avance le premier et descends les bras tendus vers celle qui a du prier Dieu de lui rendre son fils sain et sauf chaque jour qui les a séparé. Suivi de Sun dont le visage reste impassible, sous le choc et c'est sans le moindre sourire qu'elle s'avance vers sa mère dont les larmes signifient le bonheur. Jack est là, lui aussi est attendu par celle qui lui a donné la vie, je le vois sourire comme jamais, je sens le bonheur qui s'insinue en lui par chaque faille. Sayid est devant moi, appelé par Hugo il rencontre la femme abondante d'amour. Il ne reste plus que moi, j'avance lentement, mon regard parcourt la foule de personnes mais personne n'est là pour moi, je suis seule. Un dernier regard vers Jack qui est trop ému pour se préoccuper de ma solitude, je ne lui en veux pas, je l'envie.
Il n'est pas venu, j'avais espéré le voir mais il est absent, je l'excuse, encore une fois. Je vois les gens applaudir mais je ne les entends pas, alors je baisse mon visage dénué d'expression vers ce petit bout que je tiens dans mes bras, je l'embrasse sur le front et murmure son prénom, Aaron...





ps : Regardez cette vidéo, c'est une promo de la saison 5 par un fan, je la trouve superbe, elle donne l'eau à la bouche comme on dit =)

# Posté le lundi 18 août 2008 07:51

Chapitre 37 : Entre rêve et réalité

 Chapitre 37 : Entre rêve et réalité



Allongée, les lumières défilent au plafond, elles se suivent presque indéfiniment. C'est l'esprit serein et clos qu'elle se laisse emmener au bloc opératoire. L'anesthésie n'a pas encore été pratiquée mais tout le brouhaha autour d'elle agit de la même manière sur son corps. Le bruit du brancard que l'on fait avancer rapidement lui monte au cerveau, aucun son n'est perceptible si ce n'est celui-ci.
Les yeux mis-clos elle respire profondément en attendant le moment fatidique, elle sait qu'elle est entre les mains de médecins et chirurgiens expérimentés et que les risques sont moindres. La peur est restée loin d'elle, elle ne l'atteint pas. Soudain elle n'entend plus le bruit, une femme se penche vers elle et lui murmure de compter jusqu'à dix avant de lui mettre un masque sur le visage.
Un, la paix s'empare d'elle, son corps se détend, ses muscles se reposent, deux, elle ne peut pas lutter à l'appel irrésistible du sommeil, trois, ses sens sont ébranlés, il lui est impossible de réfléchir à quoi que ce soit, qua... Elle ne parvient pas à terminer son décompte. L'anesthésie opère, son souffle est calme, un mauvais pressentiment règle règne dans la salle au moment d'une interruption inattendue.

Un long soupir se rend audible, un mouvement de la tête, les doigts engourdies se détendent, Kate se réveille. Lentement elle tente d'ouvrir les yeux, tout est trouble autour d'elle, le temps que sa vue se stabilise et elle aperçoit le décors de sa chambre. Elle tourne la tête encore ensommeillée et aperçoit Jack assis sur un fauteuil à côté de son lit qui la regarde impassible. Elle tente de prononcer une phrase ou du moins quelques mots mais sa gorge est encore enrouée, il lui fait comprendre d'attendre encore quelques minutes avant de parler et elle s'exécute. Elle redresse sa tête et la penche en soulevant les draps pour regarder le résultat de l'opération mais rien, sa peau est lisse, son corps est sans blessure, il n'y a aucune trace d'opération.





- Qu'est-ce ... réussit à articuler la jeune femme en passant sa main sur son ventre avant de regarder Jack.

- Il y a eut un ... un problème, répondit le médecin en regardant Kate déstabilisé, on ne peut plus t'opérer.

- Pourquoi ? Demanda elle en constatant qu'elle avait retrouvé l'usage de la parole mais que sa voix déraillait encore de temps en temps.

- Quelques secondes après ton anesthésie, une infirmière est entrée dans le bloc, elle avait les résultats sanguins que l'on t'avait fait faire à New York.

- Quel est le rapport, je vois pas... attend, il y a un problème avec mes analyses ?

- Non, tu es en bonne santé ne t'inquiète pas, il y a juste quelque chose qui empêche tout don ...

- Jack dis moi ce qu'il y a avant que tu ne doive m'emmener au bloc pour une crise cardiaque.

- Les analyses ont détectés dans ton sang une toxine qui indique que ... qui nous indique la présence d'un f½tus.

- Comment ça d'un f½tus ? Tu sais que c'est impossible, je veux dire le médecin a été clair, je ne peux pas tomber enceinte. Attend quoi ?! Tu veux dire par là que j'attend un bébé ?!

- C'est la conséquence exacte de la présence d'un f½tus Kate ...






La jeune femme se releva pour s'asseoir et appuya ses coudes contre ses genoux en tenant sa tête dans ses mains. C'était totalement impossible, elle ne pouvait pas être enceinte. De plus si elle ne faisait pas cette intervention Sarah allait mourir. Le délai d'un don serait trop long.




- Tu es sûr de ce que tu me dis ? Demanda Kate avec une lueur d'espoir. C'est peut-être une erreur, il faut faire un deuxième test sanguin.

- Il n'y aucune erreur possible Kate, annonça Jack doucement en s'approchant d'elle pour prendre son bras et lui indiquer un pansement qui laissait entendre qu'une deuxième prise de sang avait été pratiquée. C'est pourquoi il y a une question que j'aimerais te poser. Est-ce que ... qu'il est possible que Sawyer soit le père ? En sachant que le f½tus a à peu près un mois et quelques semaines... soit la période où ... où tout a commencé.

- Je ... je sais pas. J'en sais rien, murmura elle en mettant une main sur son visage pour cacher son expression. J'en doute.

- D'accord, répondit Jack ne voulant pas la bouleverser d'avantage. Il tentait lui aussi de se contenir mais d'après ce qu'elle venait de lui dire il y avait de grandes chances que ce soit lui le père de cet enfant, il s'était mis dans de beaux draps.

- Je ne peux pas, finit elle par dire en relevant son visage, je veux que tu demande à ce qu'on programme un IVG et ensuite qu'on recommence l'intervention.






Sa voix était redevenue normale, son expression du visage était ferme mais ses mains tremblaient.




- Non Kate tu ne peux pas faire ça comme ça, c'est normal que tu sois en état de choc mais tu dois ...

- Ne me dis pas ce que je dois faire Jack, s'il te plait, le choix est simple. Soit je garde cet enfant que je ne désire pas et je prive ton ... un enfant de sa mère, soit je permet à Sarah de vivre.

- Ce n'est pas aussi simple que ça, pour certaine personne un f½tus n'est pas réellement un être humain tant qu'il n'est pas né mais pour la plupart des gens dès le premier battement de c½ur, dès la première minute dans le ventre il est un être à part entière. Tu ne peux pas deux minutes après avoir su ça décider de le tuer.

- Ne crois pas que ça me fait plaisir, je sais très bien qu'il est vivant ! Mais ton enfant aussi est vivant Jack, et c'est lui que je priverais de son enfance si j'agis en égoïste. Sois réaliste, je ne sais même pas qui en est le père, comment tu crois que je vais m'en occuper ? Seule ? Sans jamais réellement savoir si tu es le père ou non ? Dans la situation instable dans laquelle je me trouve ? ça, ça serait de l'égoïsme pur et dur. Je ne lui offrirais pas la vie qu'il mériterais. S'il te plait ne rend pas les choses plus difficiles qu'elles le sont déjà.

- Je refuse d'approuver quoi que ce soit tant que tu n'en aura pas parlé à Sawyer. C'est lui qui a passé ces derniers mois pour trouver le moyen d'avoir un enfant avec toi, je pense que tu lui dois au moins ça.

- Justement, c'est lui qui voulant tant un enfant. Comment tu crois qu'il va réagir si je lui annonce que je vais devoir avorter pour sauver une autre vie. En connaissant son caractère il ne le prendra pas bien, et ça lui fera du mal. Encore plus de mal.

- Et le mensonge tu crois que ça l'aidera Kate ? Encore un mensonge de plus ? Ce n'est pas à moi d'en décider mais saches que si j'étais à sa place j'aimerais savoir, sois honnête Kate, sois le pour lui et pour tout ce qu'il a fait pour toi, même si tu ne t'en rends pas compte. Je reviens dans dix minutes, à ce moment là tu aura fais ton choix, tu lui aura parlé ou non et là je ferai ce que tu voudra, mais pas avant, termina il en se levant et en la regardant une dernière fois avant de sortir de la chambre.





La poignée de la porte s'abaissa lentement pour laisser entrer un jeune homme blond. Kate tourna la tête instantanément et aperçu Sawyer s'approcher de son lit. De toute évidence on l'avait prévenu que l'opération n'avait pas pu avoir lieu mais il ne savait pas pourquoi.
Tout en s'asseyant près d'elle, à l'endroit même où Jack s'était assis il y a quelques minutes, il lui adressant un regard timide qui laissait plutôt présager de l'inquiétude et de la peur.






- Comment tu vas Freckles ? Demanda il sur un ton léger en prenant un air dégagé

- Je ne me suis jamais sentie aussi bien...

- Et bien on est deux comme ça.

- Sawyer il faut que je te dise quelque chose, annonça elle en prenant un grande bouffée d'air qui s'insinua dans sa trachée comme si elle venait d'avaler une rose épineuse. Elle avait décidé d'écouter Jack, mais pas tout à fait... Tu sais sûrement que l'opération n'a pas pu avoir lieu et ...

- Oui il me semble avoir compris que le toubib a fait rouler le bistouri juste avant de commencer à te charcuter !

- Sawyer s'il te plait ...Je me suis donc réveillée ici et Jack est venu pour m'expliquer ...

- ... Le toubib ?! Il est partout ma parole, t'es sûr qu'il ne s'appelle pas Peter Parker et qu'il ne cache pas chez lui une cape de super héros ? Non parce que tu sais au fond ça m'étonnerait pas qu'il soit le grand sauveur de l'humanité, où qu'on aille, il y est !

- Sawyer !

- Ca va ...

- Bon, et il m'a comment dire, il m'a expliqué si je ne pouvais pas me faire opérer ... enfin les analyses de sang indique la présence d'un f½tus.

- Un quoi ?! Rétorqua le blond sans prendre sa respiration.

- Un f½tus, un bébé quoi...

- Oui ça merci je sais.

- ...

- Eh bien Wouah ! C'est ... c'est une bonne nouvelle ! Je croyais que tu ... enfin oublions ça, c'est super Kate !

- Sawyer, essaie de penser un peu plus loin.

- Qu'est-ce que tu veux dire par « penser un peu plus loin » ?

- Si ... si je garde ce bébé alors je ne pourrai pas faire l'opération, et si je ne peux pas faire l'opération Sarah va sûrement mourir dans les heures qui suivent.

- Qu'est-ce que tu veux dire par « si je garde ce bébé » ? Se répéta Sawyer en ayant peur de comprendre l'insinuation de la jeune femme. Arrête moi si je me trompe mais tu ne compte tout de même pas tuer cet enfant pour sauver une autre personne pour laquelle sois sincère, tu n'éprouve aucune sympathie ? Sauf si tu ne fais pas ça pour elle ? Tu fais peut-être ça pour toi ? Il est possible que tu crois qu'en faisant un acte héroïque toutes tes erreurs passées seront oubliées ou pardonnées ? Ou alors tu fais ça pour une autre personne tout aussi héroïque ? Peut-être pour lui ? J'ai peut-être été aveuglé – avouons le – par l'amour ? J'ai peut-être cru à tord que tu ressentais les mêmes sentiments que moi, tu t'es peut-être sentie obligée de rester avec moi parce que j'ai eut la bonté de te rester fidèle et de t'attendre durant toutes ces années ? Il est possible que tes sentiments soient totalement différents de l'amour mais ne soient que de la reconnaissance ? Si jamais toutes ces suggestions s'avèrent vrai alors je te jure que tu ne peux pas espérer me revoir à ton réveil Kate, n'y songe pas, tu m'as assez fait tourné en bourrique comme ça. C'est clair, si jamais tu fais ce sacrifice alors je saurais que tu aura choisis le toubib à notre enfant, si c'est mon enfant, fit Sawyer avec un rire amer.




Sur ces mots Sawyer se leva d'un trait sans un regard pour Kate, il fit un signe négatif de la tête signifiant son incompréhension. La jeune femme était totalement abasourdie, en même pas une seule minute, il venait de résumer la situation qu'elle même avait mis des mois à comprendre.



- Au fait, puisqu'on en est au moment « révélation » de la conversation, peut-être que tu aimerais savoir que moi aussi j'ai un enfant ? Une petite fille, Clémentine, je ne l'ai jamais vu, je ne suis jamais allée la voir depuis notre sauvetage, pour toi. Alors je crois que si pour toi c'est le moment de tourner une page, pour moi aussi, lâcha il amèrement en claquant la porte derrière lui.

# Posté le mercredi 13 août 2008 07:40

Modifié le mercredi 13 août 2008 08:08

Chapitre 36 : A corps ouvert




Présent (jour 6):


Sawyer n'avait rien dit de tout le trajet, il s'était contenté de regarder le paysage défiler tout en jetant de temps en temps quelques regards furtifs à Kate.
Ils arrivèrent à Los Angeles très rapidement, une fois sur la terre Californienne Kate descendit de l'hélicoptère accompagnée de plusieurs résidents ou internes qui la menèrent jusqu'à l'hôpital qu'elle connaissait très bien. Tout allait toujours très vite, comme si l'on avait mis cette partie de sa vie en avance rapide. Elle se retrouva donc dans les couloirs de chirurgie sans s'en rendre compte. Elle n'était jamais venue jusqu'ici, d'habitude elle s'arrêtait au bureau de Jack ... Cependant elle connaissait très bien les couloirs et les étages du bâtiment, ce que Sawyer ne manqua de lui faire remarquer. Elle répondit pas un hochement d'épaule et évoqua simplement une très bonne intuition.
Aussi rapidement on la fit installer dans un lit et une infirmière la prépara à l'intervention. Il fallait avouer qu'elle était perdue, elle ne pensait pas que tout se passerait comme ça. Tout d'abord elle aurait aimé voir Jack avant de faire quoi que ce soit et elle aurait aussi aimé qu'un médecin lui explique en détail ce qu'il allait se dérouler.




- Excusez-moi, dit Kate à l'intention de l'infirmière qui était dans sa chambre. Est-ce que vous savez quand l'intervention doit commencer ?

- Je ne sais pas, sûrement d'ici une heure, répondit un peu froidement la femme peu habile.

- Vous savez si je peux sortir ne serait-ce que dix minutes ? Je n'irai pas loin, je resterai dans le bâtiment... Il faudrait que je vois ... la personne concernée par l'intervention.

- Vous ne pouvez pas sortir, vous la verrez plus tard, continua la femme sur le même ton que précédemment.

- Oh... Et vous croyez que vous pourriez faire en sorte que cette personne vienne ici ? Je veux dire si je ne peux pas sortir...

- Ecoutez, je suis désolée mais j'ai pleins de patients qui m'attendent. Vous n'êtes pas sans savoir qu'on est en manque de personnel alors j'ai pas le temps d'aller chercher votre Jules.

- Non, ce n'est pas ... D'accord, très bien, finit Kate en regardant l'infirmière s'éloigner sans un mot de plus.




« Quel accueil », songea elle en soupirant. De quoi vous mettre à l'aise avant de passer sur la table de billard... Elle aurait tout autant pu demander à Sawyer d'appeler Jack pour elle mais elle n'osait pas s'avancer sur ce terrain là. Surtout qu'en y réfléchissant le médecin devait être auprès de Sarah à ce moment là. Le blond avait dit aller dans le hall prendre un café. Elle avait une heure, c'en était largement assez pour tenter de trouver Jack et de revenir sans que personne ne s'en aperçoive.
Kate décida donc de chercher Jack, elle sortit de sa chambre et prit l'ascenseur. Elle soupira fortement en entrant à l'intérieur. Qu'avait elle dont fait pour que sa vie soit tant mouvementée ? Elle tourna légèrement la tête et aperçut un homme, son visage lui disait quelque chose mais elle n'arrivait pas à trouver d'où elle connaissait. Soudain elle eut un déclic, c'était l'homme avec qui Jack parlait une fois où elle était venue le voir à l'hôpital, cette même fois où il l'avait reproché d'être venu à l'improviste.





- Excusez-moi, se risqua Kate en regardant l'homme. Vous connaissez le docteur Shephard ?

- Oui, répondit simplement le médecin. Pourquoi ?

- Je ... je le cherche. Je sais qu'il a eut un accident avec sa femme, Sarah, il n'a rien donc je ne sais pas s'il est dans une chambre ou s'il est avec elle, on doit la préparer pour une greffe ?

- Une greffe ? Demanda le médecin étonné. Sarah Shephard ? La femme de Jack ?

- Oui, dit Kate en hochant la tête. Il l'avait appelé Jack, c'était le signe qu'il le connaissait plus personnellement.

- Oui, je me rappele de vous, vous êtes...

- Kate, compléta la jeune femme. Katherine Austen.

- Kate, oui Kate, murmura le médecin en faisant de mine de réfléchir. Bien sûr, vous êtes Kate... Vous pourrez sûrement trouver Jack dans son bureau si Sarah est sur le point de rentrer au bloc je ne pense pas qu'il soit avec elle. Son bureau se trouve au ...

- Je sais où il se trouve, c'est bon merci beaucoup, dit Kate en tournant la tête vers la porte qui s'ouvrait.

- Attendez, intervint le médecin. C'est vous le donneur ?

- Oui, répondit Kate hésitante.

- Vous ne devriez pas être là alors.

- Je n'en aurai pas pour longtemps, sourit elle. Merci encore, dit elle en passant la porte et en s'éloignant dans le couloir désert.





Fière d'elle Kate trouva rapidement la porte du bureau de Jack, elle colla son oreille contre l'entrée pour s'assurer qu'il était seul. Elle n'entendit aucun bruit. Elle inspira un grand coup et toqua avant d'attendre une réponse. Un bruit de chaise que l'on fait rouler et un bruit de pas lourds et enfin Kate se retrouva nez à nez avec Jack qui venait d'ouvrir la porte.
Il semblait fatigué, très fatigué, comme s'il n'avait pas dormit durant une semaine entière. Il avait le bras droit en écharpe et des points de suture superficiels sur le visage. Il avait de grandes poches sous les yeux et ses lèvres étaient sèches. Sa chemise bleu marine était encore tâchée de sang et sa cravate blanche avait viré au rouge foncé et au noir à certains endroits, il ne s'était pas changée.
Kate n'osa pas avancer, elle n'osa pas faire un pas, elle n'osa pas prononcer un mot ni même décrocher son regard du médecin. Il semblait tellement différent, tellement affaibli.
Jack s'écarte de quelques pas pour laisser entrer Kate qui n'avança pas plus loin que le pas de la porte qu'elle referma derrière eux. Elle remarqua qu'il boitait légèrement de la jambe gauche, il avait du se faire mal à la cheville gauche.




- Comment tu te sens ? Osa elle demander en fixant son visage blessé.

- Je vais bien.

- C'est bien. Et elle ... et Sarah ... ?

- Elle vient juste d'entrer au bloc. Ils n'ont pas voulu que je vienne, ils m'ont dit de rentrer chez moi.

- C'est une bonne idée, tu devrais prendre une douche et ... enlever ces vêtements.

- Je vais rester ici, jusqu'à ce qu'elle sorte. Et jusqu'à ce que tu sortes.





Kate ne chercha pas à le faire changer d'avis car elle savait très bien que s'il avait décidé qu'il resterait, alors il ne changerait pas d'avis.




- Et la petite ? Demanda Kate d'une voix à peine audible. Elle ... elle va bien ? Hurley ne m'a parlé que de vous deux.

- Elle était avec Sun, elle n'a rien eut.

- C'est une bonne chose.

- Et toi, comment tu te sens ?

- Oh moi ça va, t'inquiète pas, c'est toi l'important, tu semble épuisé.

- Je suis épuisé Kate.

- Tu veux me dire ce qu'il s'est passé ? Demanda Kate peut-être un peu maladroitement.

- Je n'ai pas envie d'en parler d' accord ?





Kate hocha et regarda Jack s'asseoir sur son visage. Elle avança et s'assit sur une chaise de l'autre côté de son bureau.



- Personne ne m'a dit comment ça allait se passer, tout le monde m'a dit que ça se passerait bien mais personne ne m'a dit ce qui allait suivre, dit Kate en fixant le bureau.

- Il n'y a pas grand-chose à expliquer, ils vont juste prélever une partie de ton foie et le greffer à Sarah. Ecoute, il y a peu de risques, mais il y en a. Alors je voudrais que tu réfléchisses une dernière fois avant de tout commencer ...

- C'est tout réfléchi, on n'a pas le temps de peser le pour et le contre.

- Je sais mais ce n'est quand même pas une décision à prendre à la légère.

- Elle est mûrement réfléchie, écoute je ne suis pas venue pour parler de moi. Je voudrais être sûre que tu vas bien...

- Je vais bien, je n'ai que quelques blessures sans importances.

- Je ne parle pas seulement de ta santé physique, mais de ton état d'esprit

- Je ne tombe pas en dépression si c'est ça que tu veux savoir.

- Ecoute, dit Kate en se levant, contournant le bureau et s'agenouillant devant Jack, je n'ai pas beaucoup de temps il va falloir que j'y retourne avant que l'on ne s'aperçoive que je ne suis plus dans mon lit, mais sache qu'après, quand tout ça sera terminé, je prendrai soin de toi, d'accord ?

- Je n'ai pas besoins qu'on prenne soins de moi Kate, répondit Jack en attrapant ses mains de sa main encore libre.

- Si, tu en as besoins comme tout le monde. On ne peut plus continuer comme ça, il va falloir prendre les choses en main.

- C'est chose à moitié faite, dit il en regardant Kate dans les yeux.

- Comment ça ?

- ...

- Jack ? Qu'est-ce que tu veux dire ?

- ...

- Réponds-moi !

- On était dans la voiture, elle avait voulu aller au restaurant, on avait laissé la petite à Sun vu que rien n'était prévu. La soirée ne s'est pas très bien déroulée, disons qu'elle ne s'est pas déroulée comme elle l'aurait espérée. Sur le chemin du retour elle a encore recommencé à me mettre sur le dos la tournure de notre relation et le soi-disant peu d'intérêt que je porte à notre vie privée par rapport à mon boulot, et cætera et cætera ...Alors je me suis énervé, je ne savais plus que dire et c'est sortit. Je n'ai rien pu faire. C'est sortit tout seul.... Je lui ai dis que étais plus qu'une simple amie, que ce n'était ni une erreur, ni une aventure. Je lui ai dis que je t'aimais. Je n'ai pas pu éviter la voiture tu comprend, je n'ai pas pu.






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Hey ! Au moment où vous lirez ce chapitre je serai en vacances ... J'ai décidé d'écrire la suite et de la poster en article hors-ligne et j'ai demandé à ma soeur de vous les poster quand je serai absente ! Et voilà que même absente je me débrouille pour que vous ayez la suite ^^

Je tiens à préciser que nous arrivons à la fin de ma fan fiction. Je pense qu'il y aura encore 4 ou 5 chapitres, peut-être un épilogue mais ça reste à réfléchir.
Par la suite j'ai passé un pact avec TsOl [ a-little-one; Only-Lost; Just-Lost-Fics ], je vais donc écrire une OS skate et elle va écrire une OS jate ... Une fois tout ça écrit on postera les deux fics sur nos deux blogs et vous nous direz ce que vous en pensez !! Soyez indulgents parce que personnellement je pense que j'aurai du mal à écrire skate ...
Vous trouvez que c'est une bonne idée ???

Ensuite je voulais aussi vous dire que je pense écrire une autre fan fiction après celle-ci mais complètement différente, je pense aussi qu'elle sera plus courte parce que mine de rien cela fait 1 an et demi que je suis sur cette histoire et j'atteins les 70 pages sur word !!


Bonne vacances à tous !



J@te is f@te
















# Posté le lundi 21 juillet 2008 05:26

Modifié le jeudi 31 juillet 2008 14:21

Fanfiction de Kate O'neill : Le gardien des anges

Fanfiction de Kate O'neill : Le gardien des anges
Le gardien des anges






-Installez-vous, je vous en prie.

-Merci.

-Alors ? Comment allez-vous ?

-Je ne dors toujours pas, et non, je ne veux pas de vos pilules à la noix.

-Je n'ai rien dis monsieur Sheppard, c'est votre choix.

-Bien.

-Parlons de vous.

-C'est pour ça que je vous paie.

-Votre humour ne s'arrange pas monsieur.

-Et réciproquement.

-Vous ne voulez pas parlez ?

-Je n'ai pas dis ça docteur...

-Vous évitez mes questions. Je constate.

-Vous ne m'avez posé aucune question. Je ne vois pas pourquoi vous voulez que je réponde.

-Bien. Je vous pose des questions alors ?

-Faites votre boulot de psy docteur Freud.

-Je vois...




Il arrêta sa voiture sur le parking, enleva les clés et reposa sa tête sur le dossier de son siège en soupirant.

Il devait avoir le courage de le faire.

Il attrapa le bouquet de fleurs posé sur le siège passager.

Il ôta sa ceinture de sécurité, prit les clés et les rangea dans la poche de son pantalon.




-Vous ne m'avez jamais dit vraiment, comment c'est passé votre relation avec elle. Vous m'avez parlé longuement du comportement de votre père, de votre mère et de votre ex-femme...Vous êtes secret sur ce qui vous touche monsieur Sheppard.

-Pourquoi ne devinez-vous pas vous-même...Vous qui êtes si...perspicace.

-Tout ce que je devine c'est que vous êtes blessé.

-Blessé ? Elle m'a blessé oui. Je veux bien le reconnaître. Mais là elle a fait du mal là où il fallait.

-C'est-à-dire ?

-Je ne sais pas. Elle a touché mes défenses.

-Contre quoi vous protégiez-vous ?

-A votre avis ? Contre quoi se protège un médecin en mal d'affection paternelle, que sa femme a quitté...

-Elle aussi devait se protéger...Pourquoi ne me dîtes-vous pas vous-même contre quoi vous vous battiez ?

-Je ne sais pas. Peut-être que je ne l'ai jamais su...

-Vous devriez le savoir. Le peu que vous me parlez d'elle, j'ai l'impression que vous revivez.

-Je vis au passé. Plus au présent...Quand au futur...




Il ouvrit sa portière, la fit claquer derrière lui. Il s'arrêta quelques instants pour observer le lourd portail en fer noir qui se dressait fièrement devant lui.

Imposant.

Intimidant.

Comme s'il avait attendu son arrivée depuis tout ce temps.

Il sentit son courage retomber, ses jambes ne le tenaient plus debout, sa tête tournait.

Etait-il vraiment obliger d'y aller ?

Il pouvait fuir à son tour, repousser cette confrontation, et revenir demain, dans un mois, un an, dix ans...

Un bruit sourd dans la voiture le ramena à la réalité.

Il détacha son regard du portail, porta sa main libre à son front brûlant.

Il n'avait pas dormi de la nuit.




-Avez-vous déjà cru au grand amour docteur ?

-Certains y croient, d'autres non. On pourrait discuter durant des heures sur ce sujet monsieur Sheppard.

-Vous qui êtes un homme de science, qu'en pensez-vous ?

-La psychologie est loin d'être une science exacte vous savez. On ne peut pas déterminer la bonne personne par une simple analyse de votre esprit. Ca ce passe dans votre subconscient. Mais n'êtes-vous pas un homme de science monsieur Sheppard ?

-Je l'ai été, sans aucun doute. Vous vous souvenez de notre discussion sur John Locke ?

-Oui.

-Lui était un homme de foi, de pure foi. Je m'étais opposé si souvent à lui. Si je ne suis plus homme de science je ne suis pas pour autant homme de foi.

-Quel homme êtes-vous alors ?

-Peu après notre sauvetage, j'ai été homme simplement .Je faisais un rêve éveillé...j'étais comme dans une bulle d'euphorie que je croyais, naïvement, éternelle.

-Vous voulez dire votre installation à Chicago avec elle ?

-Oui. On était allé chez Charlie et Claire pour pendre notre crémaillère...Il n'y avait rien chez nous, les cartons n'étaient pas déballés et l'électricité ne fonctionnait pas encore. Je me souviens de la soirée comme si c'était hier. On croyait tous que nos malheurs étaient finis.

-Vous avez vécu ainsi jusqu...

-Je revois encore Hurley arrivé dans sa limousine blanche et la tête ahurie de Sawyer quand il le vit. Aaron devait avoir quatre ans et s'accrochait timidement au pantalon de Charlie qu'il ne quittait jamais. Sun et Jin s'étaient désistés au dernier moment car leur voiture était tombée en panne...le gel vous comprenez ?

-C'était Noël ?

-Oui. Elle me faisait rire, elle, qui ne se plaignait jamais mais qui cherchait désespérément de la chaleur le soir...Elle avait les pieds froids sous la table, et j'ai failli m'étouffer avec mon morceau de dinde au repas quand elle me faisait du pied. Vers dix heures, Aaron a fait une scène pour ne pas aller se coucher et pour ouvrir ses cadeaux tout de suite. Claire voulait qu'il dorme, mais nous avons tous insisté pour qu'il veille jusqu'à minuit. Et finalement il est resté, mais s'est endormi dans les bras de Sawyer. Nous avons pris une multitude de clichés contre son avis. On était tous hilares de voir le grand et dur Sawyer avec un petit homme endormi sur lui.

-Vous avez pris des photos ? Les regardez-vous ?

-Je n'ai pas besoin de photo pour me souvenir docteur.




Il soupira, posa le bouquet sur le capot de la voiture.

Il fit le tour du véhicule et ouvrit le coffre ; il soupira encore une fois.

Fermant les yeux un bref instant il les rouvrit dans un semblant de courage et sortit l'attirail du coffre...

Il devait le faire.

Il en avait besoin.

Lui aussi.




-Comment s'était-elle habituée à ce rôle ?

-Pour elle ce n'était pas un rôle. C'était nouveau, effrayant les sensations, les soudaines envies, les frustrations et tout ce qui impliquait son nouvel état.

-Vous aviez moins peur qu'elle ?

-Non ! Bien sûr que non, j'étais tout aussi effrayé qu'elle...

-Vous êtes médecin. Vous deviez savoir ce qui se passait chez elle, ça devait la rassurer, non ?

-Je suppose oui. Elle devenait folle...

-Je vous vois sourire...

-Une fois elle m'a réveillé au milieu de la nuit car elle était persuadé avoir entendu Sawyer se disputer avec Charlie. Elle était convaincue qu'ils étaient en bas, dans le salon. Je suis descendu : il n'y avait personne. Quand je suis remonté, elle s'était rendormie et le lendemain matin, elle ne se souvenait de rien.

-Vous vous disputiez souvent ?

-Nous faisions des confessions, et généralement nous avions tellement vécu de choses terribles sur cette île...Ca ne durait jamais bien longtemps et...

-Et ?

-Et je l'aimais docteur...je l'aimais...si vous saviez...




Il referma le coffre dans un geste fatigué, et monta l'ensemble de barres de fers et de tissu bleu marine, avec un automatisme parfait.

Lorsqu'il eut fini, il poussa son chef d'½uvre jusqu'à la porte arrière droite de la voiture.

Il prit de nouveau le bouquet de fleur et le déposa dans le compartiment bas de son chef d'½uvre et ouvrit la portière.

-C'est parti...




-Vous m'avez raconté vos nombreuses oppositions...Je voudrais savoir...comment viviez-vous vos moments de bonheur ?

-Comment voulez-vous que je réponde à cela ? Ou tout du moins...si je le faisais je ferais un scénario génial pour un drame sentimental.

-Je ne veux pas savoir les détails monsieur Sheppard...Juste les grandes lignes, nous approfondirons après si nécessaire...

-Vous savez que je n'aime pas approfondir...

-Vous savez que c'est ma vocation monsieur.

-Bien. Le matin j'ai l'impression que je vais croiser son regard quand j'ouvrirais les yeux. J'entends encore son rire quand il sautait sur le lit alors qu'on se réveillait à peine...Elle était radieuse le matin. Si ça n'allait pas quand elle se réveillait je le savais tout de suite. Et lui aussi...

-Lui aussi ?




-Papa...

-Viens mon petit bonhomme...

Il souleva le garçonnet dans ses bras le plaqua contre ses épaules et referma la voiture.

Il l'installa dans son chef-d'½uvre qui s'avérait être la poussette du petit.

-Où qu'on va Papa ?




-Comment-a-t-il réagit à la nouvelle ?

-Etrangement...J'ai laissé Locke lui parler...

-John et vous...Vous vous entendez mieux ?

-Oui. John lui a expliqué que c'était devenu un ange...Depuis il passe son temps le nez dans les étoiles.

-Ca ne vous gêne pas qu'il le prenne mieux que vous ?

-Non. Je préfère que ce soit ainsi. il n'a pas a enduré ce que j'endure...il n'a que trois ans...vous vous rendez compte...




-Voir Maman...

-Chez les anges ?

-J'ai perdu la carte pour aller chez les anges mon c½ur.

Il attacha précautionneusement le petit et reprit le bouquet de fleur et le lui tendit :

-On va lui donner ça, tu es d'accord ?

-Oui, mais la prochaine fois il faudra venir avec John, il trouve tout lui-même le monde des anges.

-D'accord...

Il sentait les larmes lui monter aux yeux devant ce petit ange brun aux grands yeux bleus qui tenait dans sa menotte le bouquet de fleurs.

-Tu es un bon garçon...

-Dis Papa...les enfants d'ange ils sont des anges aussi ?

-Tu es un ange Andrew...ne t'inquiètes pas...Tu es mon ange...




-Avez-vous des envies suicidaires monsieur ?

-Vous plaisantez ? Je ne suis pas suicidaire docteur. Je tiens grâce à lui. Je ne sais pas ce que je deviendrais sans lui...Je ne sais même pas pourquoi je viens vous voir...

-Voulez-vous que je vous le dise ?

-Non.

-Il faudrait que vous l'entendiez...

-Non




Il releva la tête en direction du portail qui semblait attendre sa venue, toujours.

Imperturbable.

Froid.

-Papa on y va ?

Il ferma les yeux un bref instant...

-On y va Andy.

Des flashs apparurent devant ses yeux.

Il tremblait.

Comme un enfant.

Il posa ses mains sur la poussette.

Et avança...

Avança...




-Foutez-moi la paix avec ça...

-Vos amis sont inquiets pour vous monsieur.

-Et moi je suis inquiet pour mon fils, c'est légitime non ?

-Vous savez ce qui c'est passé...

-Pourquoi vous me le demandez alors ?




Il apposa une main tremblante sur la poignée : elle était froide.

Comme lui ces derniers temps.

Il avait froid au corps, au c½ur.

La seule chaleur qu'il lui restait gazouillait dans la poussette.

Il déglutit.

Et ouvrit le portail dans un grincement.

On y était.

-Papa elles sont jolies les fleurs...

Il ne répondit pas, se contenta de fixer son chemin droit devant lui.

Il parcourut les allées.

Il crut mettre une éternité à dépasser toutes ces dalles de marbres qui semblaient le dévisager d'un air réprobateur.

Ses poings se serrèrent autour de la poussette.




-Monsieur, j'essaie de vous aider, ils essaient de vous aider...

-Je sais ! Je n'ai besoin de personne, je n'ai plus besoin de personne...

-Vous avez besoin de repos monsieur.

-Vous croyez que je ne suis pas capable d'élever mon fils ?

-Je n'ai pas dit ça. Vous êtes seul maintenant pour l'élever.

-Pour l'amour de dieu ! Je suis un adulte !

-Un adulte blessé...




Il tourna à gauche à la prochaine allée.

S'arrêta dix mètres plus loin.

-Papa ! Veux descendre !!!

-Puce je préfère que tu restes là, d'accord ?

-Naaaan ! Je veux donner les fleurs à Maman !

Il inspira profondément et détacha le petit bout qui sauta de sa poussette, le bouquet en main.

Il s'agenouilla ensuite à terre, à la hauteur de son fils et passa la paume dans ses cheveux noirs.

-Tu es sûr que tu veux le faire Andy ?

-Oui !

Le petit se retourna, déposa la gerbe de fleur sur le marbre et se mit à réciter à mi-mot :

-Monsieur le gardien des Anges tout là haut là haut, si vous m'entendez vous me connaissez pas mais John il dit que vous écoutez tout le monde, alors s'il vous plaît vous pourriez donner les fleurs à ma Maman qui est un comme vous maintenant ? La prochaine fois je viendrais chez vous avec la carte de John parce que vous comprenez monsieur le gardien des Anges, mon Papa il a oublié la carte chez John c'est bête....Et pis je viendrais vous serrer la pince comme dit Saw-Saw et on pourra discuter de ma Maman si elle est un bon ange et tout et tout, et pis même que je viendrais avec des cookies...Vous aimez les cookies monsieur le gardien des Anges ? Moi j'adore ça, et je me mets plein de chocolat partout et même sur les tacalogues du salon de chez moi...

-On dit catalogue mon c½ur...

Il avait les larmes aux yeux d'entendre son fils parler ainsi...

Pour un petit gars de trois ans et demi il était en avance...

-Il s'en fiche de comment on dit les mots le monsieur le gardien des Anges Papa...Hein la prochaine fois on oubliera pas la carte, hein Papa ?

-La prochaine fois on n'oubliera pas la carte mon c½ur, promis, répéta-t-il en souriant à travers ses larmes.

-Pourquoi tu pleures Papa ?

-C'est fini va. Ne t'inquiète pas...

-Faut pas pleurer tu sais Papa...

-Je sais...Allez viens, on va rentrer.




-La séance est-elle finie docteur ?

-Quand je le décide monsieur. Restez assis. Dites-moi pourquoi vous êtes là.

-Non.

-Un jour ou l'autre, il faudra que vous le disiez à votre fils, alors dîtes le moi !

-NON !



-Tu me portes ?

-D'accord.

Il souleva le garçon contre ses épaules d'une main, et de l'autre il recommença à diriger la poussette.

-Papa ? Tout les gens là...Ce sont des anges comme Maman ?

-Certains oui, d'autres non.




-Vous voulez vraiment que je vous le dise ?

-Ca vous ferait du bien...

-MA FEMME EST MORTE !!!






Il attacha Andrew dans son siège.

-Papa...pourquoi Maman elle m'a pas dit qu'elle voulait être un ange ?

-Elle n'a pas eu le temps. Tu sais à moi aussi elle ne me l'a pas dit.

-D'accord. T'as oublié de fermer le portail Papa.

-J'y vais.

Il claqua la porte, et avança lentement en direction du portail.

Il jeta un dernier coup d'½il à l'intérieur...

Et dans un bruit sinistre, il referma le portail du cimetière en murmurant :

-Monsieur le gardien des Anges...




-Je peux partir maintenant ?

-Si vous le souhaitez. Où allez-vous monsieur Shephard ?

-Je vais demander au gardien des Anges qu'il me rende ma femme.

La porte claqua derrière lui.

# Posté le samedi 19 juillet 2008 10:01

Modifié le jeudi 07 août 2008 08:31

Chapitre 35 : Le don du c½ur

Chapitre 35 : Le don du c½ur


Présent ( jour 6 ) :



Kate était allongé toujours sur ce même lit d'hôpital, ses yeux vagabondaient entre les quelques meubles présents cherchant à fixer quelque chose qui l'aiderait à se sentir mieux. Elle tourna légèrement la tête et observa la porte d'entrée de sa chambre. Cela devait faire au moins deux heures qu'elle était ici et pourtant elle avait l'impression que la grande et la petite aiguille s'amusaient à faire du temps un enfer. Elle entendait sans arrêt des pas précipités dans le couloir, parfois des bruits de brancards poussées par des infirmières affolées et suivies par des internes affamés de sang.
Elle ferma les paupières quelque secondes et chercha à se rappeler ce qu'elle faisait ici, pourquoi était-elle là ? Pourquoi n'était elle pas tranquillement allongée sur le bateau à profiter du soleil et des bienfaits du repos ? Il fallait toujours qu'elle fasse différemment, elle ne s'en tenait jamais au plan prévu. Jamais.
Elle sursauta vivement en voyant un homme en blouse blanche devant son lit en rouvrant les yeux.




- Bonjour, commença à dire le médecin en se rapprochant de son lit. Comment vous sentez-vous ?

- Bien, répondit Kate en hésitant légèrement..

- Très bien, vous êtes à l'hôpital Bellevue de New-York, vous n'êtes pas sans savoir que nous avons peu de temps pour l'intervention alors pour votre sécurité je pense qu'il serait mieux que l'on vous fasse transférer à l'hôpital Saint-Sébastian de Los Angeles. Il serait beaucoup trop risqué de faire le transfert après l'intervention. Un hélicoptère est en route, une infirmière va venir vous préparer et un résident vous accompagnera jusqu'à LA. Ne vous inquiétez pas, il n'y a aucun soucis à se faire. Cependant, avant de procédez à une quelconque intervention vous devez faire quelque tests. IRM, prise de sang, rien de bien méchant mais nous devons nous assurer que vous soyez en parfaite santé. Vous répondrez à un questionnaire que vous fera parvenir l'infirmière et ensuite nous vous ferons transférer et nous ferons parvenir les résultats à Saint-Sebastian. Je sais que tout s'est déroulé très vite mais en général tout se passe très bien. Des questions ?




Le médecin ne s'était même pas présenté, il avait parlé tellement vite que la moitié des informations qu'il venait de donner s'étaient tout bonnement évaporées. Elle hocha la tête négativement et le regarda silencieusement s'éloigner jusqu'à la porte. Au moment où il s'apprêter à regagner ses occupations il se retourna et regarda Kate un instant avant de dire.



- Vous faites quelque chose de bien Mlle Austen.



Il y a 2 jours (jour 4) :

La jeune femme souriait toujours bêtement en songeant qu'elle allait enfin pouvoir tenter d'appeler Jack. Elle prit son sac d'un geste rapide et avança pour s'isoler, elle jeta son sac sur une brouette libre et s'assit maladroitement en cherchant le nom de Jack dans son répertoire. Son c½ur battait la chamade, cela ne faisait même pas une semaine qu'ils étaient partis et pourtant il lui semblait qu'un mois entier s'était écoulait. La première sonnerie retentit, longue et répétitive. Elle songea que les opérateurs téléphoniques devraient changer les sonneries d'attente. Puis arriva la seconde et la troisième sonnerie, mais que faisait-il ? A midi il devait être en pause et en général il restait à l'hôpital. Elle finit par entendre son répondeur. Il n'avait même pas enregistré lui même son répondeur, c'était une voix féminine d'une opératrice qui lui annonça que Mr Jack Shephard était absent, qu'elle pouvait si elle le désirait laisser un message après le bip sonore et qu'il la rappellerait dès que possible. Elle allait lui laisser un message car elle ne pourrait sûrement pas le rappeler dans les jours qui allaient venir. Elle lui annonça rapidement qu'elle allait bien et que le voyage se déroulait du mieux possible mais que le retour à LA lui tardait, elle n'osa pas lui dire qu'il lui manquait et qu'elle l'aimait, de peur que Sarah écoute le message. « Je ne pourrai sûrement pas te rappeler alors passe une bonne fin de semaine et je ... enfin on se verra plus tard. Bisous. »
La jeune femme ferma son téléphone et le fixa bêtement, elle était convaincue qu'elle allait enfin pouvoir entendre sa voix mais non. Il lui faudrait encore attendre. Elle retira son sac et le posa par terre afin de s'allonger sur la brouette. Elle reposa sa tête et ferma les yeux en signe de repos .
« Turn up the radio, Blast your stereo, Right now, This joint is fizzling', It's sizzling', Right... » Elle n'avait jamais autant haït les Black Eyed peas qu'à cet instant, songea elle en ouvrant un ½il ensommeillé. Elle se redressa et attrapa son portable qui sonnait à tâtons.




- Allo ? Réussit elle à articuler tant bien que mal.

- Salut Kate, c'est Hugo...

- Ah salut Hugo, ça va ? Demanda elle en se passant une main sur le visage pour tenter de retrouver son esprit encore en train de rêver.

- Oui, enfin non. Je t'appelle parce qu'il y a un problème...

- Quel genre de problème ? Demanda elle en commençant à s'inquiéter.

- ...
- Hurley ! Qu'est-ce qu'il se passe ?

- C'est ... c'est Jack et Sarah, ils ont eut un accident.




Présent (jour 6) :


Tous les examens étaient terminés, elle était maintenant avec une infirmière qui lui parlait de tout et de rien. Elles étaient dans le couloir et s'apprêtaient à sortir en direction de Los Angeles. Kate balaya les couloirs des yeux, rien, personne.



- Excusez-moi, commença Kate en regardant l'infirmière, l'homme qui était là lorsque je suis arrivée, vous savez où il est ?

- Le blond ?

- Oui, répondit Kate en hochant la tête positivement.

- Je crois que je l'ai vu sortir, il doit sûrement attendre dehors, on a du le prévenir qu'on vous faisait transférer.

- Oui, sûrement, chuchota Kate. Ca doit être ça.




En arrivant à l'hélicoptère, Kate aperçut une personne qu'elle connaissait très bien appuyé contre, il le regardait, le regard inexpressif, les bras croisés, fermé à toute explication ou même à toute conversation.
Kate se vit avancer vers Sawyer qui la tint par la taille sans rien dire pour l'aider à monter.
Quelques minutes plus tard ils étaient tous assis, près à décoller.




- Tu es sure de toi ? Demanda le blond assis en face de Kate qui ne se sentait pas du tout bien dans cette situation.

- Je crois que c'est ce qu'il faut que je fasse oui.

- Tu crois ? Tu n'en es pas sûre ?

- Je suis désolée d'avoir du couper court ce voyage mais tu comprend qu'il fallait que j'y aille.

- Je ne t'en veux pas pour ça, je comprend. Mais ce que je ne comprend pas c'est pourquoi tu fais ça ? Il y a d'autres solution pour eux, pour elle.

- Je crois pas que le choix soit si vaste que ça Sawyer. Ca ne me coûte rien.

- Si, tu risque ta vie, je pense que c'est déjà beaucoup.

- Tu exagère ! Je ne risque pas ma vie, le don d'organe est perfectionné de nos jours !

- Peut-être, mais un accident est très vite arrivé ! Je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose.

- Ecoute, reprit Kate en regardant Sawyer droit dans les yeux. Je n'ai jamais rien fais de bien dans ma vie, rien. Alors je crois que c'est le moment pour moi de me racheter.

- Et tu crois que tu vas gagner un aller simple pour le paradis parce que tu sera morte en héroïne ? Ironisa Sawyer.




Kate ne répondit pas, elle tourna la tête et regarda la sol s'éloigner à grande vitesse.



OOOOOOOOOOOOOOOOOOO



Voilà, de retour de Palavas je vous poste la suite de ma fic ! Alors je vous rappele que je pars Samedi prochain en vacance donc je ne pourrai pas poster la suite avant mi-août ... Bien entendu dès que je reviendrai je posterai la suite et surement la fin de cette fiction. Je vous préviendrai bien sûr mais j'espère que vous continuerai de venir.
Je vais récolter pleins de petits articles à vous poster pendant ce temps, je les mettrai hors ligne et j'essairai de vous les mettre en ligne au fur et à mesure. J'ai déjà quelques idées comme des One Shoot [ fan fiction courtes ] que j'ai lu et que j'ai trouvé superbes.

Passez tous de bonnes vacances et merci de votre fidélité =)

XoXo

Losty


# Posté le samedi 19 juillet 2008 08:46

Modifié le samedi 19 juillet 2008 10:03