Lost in Paris

Lost in Paris
Départ prévu à 7h de chez moi, départ réel : 7h15. Ca va, plutôt correct je trouve ... Nath, sand et moi prenons la voiture (c'est pas moi qui conduit ...) direction la gare St Charles de Marseille. On roule, on roule, on roule ... et on finit par arriver dans Marseille, prochaine étape : trouver le parking longue durée, oui il va falloir laisser la voiture au parking jusqu'au lendemain soir. On rencontre un gentil monsieur qui nous indique ... la fausse direction, si on avait pas rencontré un autre gentil monsieur on aurait payé plus cher le parking que les billets de train pour Paris ... On finit par arriver à l'heure à la gare (heureusement qu'on avait prévu 3h très large de route...). On attend 10h35 il me semble pour monter dans notre très cher TGV 1er classe qui nous amènera à Paris pour un total de 3h de route... 13h30, on arrive à Paris Gare de Lyon. Séverine, une amie à Sandrine nous attend là-bas. Elle est super sympa ! Elle nous amène au métro, nous on est pommées, c'est plus grand que Villeneuve ... On finit par arriver devant le grand Rex, il doit être 14h. Et là on voit le tapis rouge devant le grand cinéma et déjà des gens attendent pour le soir 19h... Il doit y avoir à peine 40-50 personnes alors on se permet d'aller au McDo juste en face du cinéma. Le temps de commander, je ressort de peur qu'il y ait trop de monde et là : la file est fermée, une deuxième a été ouverte un peu plus loin ... argh, je me met à la suite des gens et dès que j'approche j'entends des conversation de lost fuser partout. Il pleut, il fait froid, il y a du monde, les membres sont engourdis mais on garde à l'esprit que ce soir on aura ce qu'on attend depuis longtemps ... alors on prend tous son mal en patiente et on fait comme on peut (toutes les options sont les bienvenus !). 18h, plus qu'une heure avant l'ouverture prévues des portes mais on entend des cris près de l'entrée, là où les stars sont censés arriver. Je pose mes clics et mes clacs, attrape mon calendrier Lost, mes stylos (deux au cas où un ne marche pas), je saute la barrière d'attente et cours jusqu'à la foule pour apercevoir un abrutis avec une caméra qui chauffe les fans hystériques, ceux qui n'ont pas de billets et qui attendent juste pour avoir des autographes. Je m'insère dans la foule discrètement et rencontre d'autres fans avec qui je fais rapidement connaissance : deux skateuses (fans de sawyer-kate) qui ont leurs billets et qui ont une copine qui réserve les places, elles sont plus folles que moi encore ! Deux autres Parisiennes qui ont l'habitude du festival et qui préfèrent les voir en vrai que d'avoir de bonnes places et un Allemand qui est bilingue anglais et qui nous tape la discut. Il est super sympa mais c'est un vrai vrai vrai hystérique, un fou à lier ce gas ! On attend, 1, 10, 20, 45 minutes ... mais le temps passe très très vite quand on est au milieu de fous fans de lost qui parlent théories, personnages et acteurs ! Les voilà qui arrivent ! La fille de devant hurle à mort en demandant qui sait ! J'en ai aucune idée mais elle joue dans lost, au bout de quelques secondes on reconnait la jeune actrice qui interprète Rousseau plus jeune dans la saison 5, sans gros ventre de femme enceinte, sans boue ni rien, on a eut du mal à la reconnaitre ... Elle est française, la pauvre est en robe, elle doit mourir de froid ... Elle est suivit de l'acteur aussi français qui joue dans la saison 5, il a également joué dans Angle D'attaque avec Matthew Fox. La foule est hystérique, les flashs et les cris fusent partout autour de moi. 10 minutes après c'est l'arrivée tant attendue de Damon Lindelof en premier, suivit de Carlton Cuse, les scénaristes de la série. Là c'est plus que de l'hystérie, c'est indéfinissable. Ils arrivent devant nous, on est tous tremblants comme des feuilles, certains pleurent même ! J'entend le gas Allemand qui crie " you are genious guys ! " on rigole et il finit par leur crier " DON'T KILL DANIEL PLEASE !! ". Il est vrai taré le pauvre. Carlton s'approche de moi, je lui tend mon truc pour qu'il signe un autographe mais il y a trop de monde... puis il me voit avec mes deux stylos et ma tête de " fans sonné de voir une de ses idole", il me sourit et me le prend pour signer, mon stylo marche pas sur le papier glacé, alors je lui tend l'autre *EMILIE T'ES TROP INTELLIGENTE !*, mais lui non plus ne marche pas ! * CA Y EST C'EST FOUTU TU VAS LOUPER TON AUTOGRAPHE PARCE QUE CE FOUTU STYLO QUI A COUTE LES YEUX DE LA TETE A DYSNEYLAND NE MARCHE PAAAAS* Mais non, c'est un ange, il va demander un marqueur à un autre fan aussi ravi de lui prêter son stylo que moi ! Et il me le rend avec un sourire "Thank you so much" je lui sors et il me répond "You're welcome". WOUAH J'y crois pas !!! Mais pas le temps de m'extasier devant ces quelques lettres, c'est Damon qui suit, il arrive déjà vers nous, il semble tout content d'être parmi des fans ! Il commence à signer mon autographe et là ... argf, encore ce foutu stylo !! Mais il finit par le faire marcher! Un autre "Thank you so much ", pas de réponse, juste un sourire qui vaut autant. Là on attend Evangeline Lilly et Michael Emerson, 5, 10 minutes ... Mais ils n'arrivent pas et la fermeture des portes menace, Sandrine et Nathalie me harcèlent au téléphone pour rentrer alors tant pis, je préfère ne pas rester bloquée, je sors et je retourne à la fille d'attente qui se poursuit juqu'à LA FIN DE LA RUE ! OH My God ! Un bonhomme de l'organisation me demande ce que je cherche, je lui tend mon billet et il me montre une autre fille où personne n'attend, il me dit " vous êtes en orchestre, pas la peine d'attendre" . Wouah , merci monsieur ! Je rentre toute contente, rejoins ma place bien choisis par les filles ! On est super bien placé, en plein milieu, au 10° rang. Début de la soirée, 3000 personnes dans la salle, ce n'est plus de l'hystérie mais de la folie, les gens hurlent, crient, applaudissent. Lancement de la soirée avec le décompte de Lost, on ne s'entend plus. Tout s'enchaine, l'arrivée des scénaristes, des acteurs, débats, rires, interviews, clips, lancement du résumé, de l'épisode de la saison 5 et fin de la soirée. [...]

# Posted on Wednesday, 29 April 2009 at 1:42 PM

Lost à Paris

Lost à Paris
Vous l'aurez sans doute remarqué mais j'ai de moins en moins de temps pour écrire ma fic et la publier ... J'essaie de la travailler d'avantage alors je préfère poster moins mais mieux, à mon goût... Pour ceux qui suivent un peu l'actualité, vous aurez vu que l'équipe de Lost sera présente au festival Jules Verne à Paris le 25 Avril. Il y aura les acteurs principaux, Damon et Carlton et il y aura la projection de la première de la saison 5 ! Je suppose qu'il y aura une sorte de conférence avec des questions, des petites interviews, on ne sait pas trop encore, avec de la chance une séance de dédicace ! Donc voilà, tout ça pour dire que j'ai acheté mes billets et que je vais y aller ! Je prend le train le Samedi 25 à Marseille et repart le lendemain. La cérémonie commence à 20h au grand Rex ! =)
Donc je poste un petit appel aux fans pour savoir si certains d'entre vous viennent ! Je précise pour ceux qui aimeraient venir que la place qu'il faut faire vite parce qu'elles se vendent comme des petits pains ^_^ .
Voilà, ceux qui passent par ici et qui comptent venir, si vous voulez me laisser votre adresse mail ou autre pour prendre contact, ce serait bien de se voir avant la séance !

# Posted on Sunday, 11 January 2009 at 10:50 AM

Chapitre 8 : Hollywood's movies

Chapitre 8 : Hollywood's movies


- J'avoue que c'est meilleur que ce à quoi je m'attendais ! Me fais remarquer Jack en rigolant légèrement, pointant le plat de spaghetti de sa fourchette.

- Tu t'attendais à quelque chose d'infecte et immangeable, c'est ça ?! Tu pensais finir la soirée sur une pizza que j'aurais au préalable achetée !

- Exactement ! C'est toi qui m'as dis que tu n'étais pas un as en cuisine ! J'ai rien inventé !

- C'est vrai, mais il faut quand même que je fasse manger Aaron de manière plus équilibrée que pizza et glaces tu sais ! Même si je ne doute pas que les premiers mois il serait le plus ravi des enfants.

- Il a grandit, me fait il remarquer en évitant de me regarder. Et il me semble bien élevé.

- C'était son premier jour d'école aujourd'hui, je fais en continuant sur la conversation. Si tu l'avais vu, il était tellement impatient et fier de pouvoir dire qu'il allait à l'école, mais au moment de partir, il est redevenu le bébé qu'il était il y a deux ans. Il a couru vers moi et s'est jeté dans mes bras.

- Je crois que tu as fais du bon travail avec lui.

- Ce n'est pas du travail ...

- Ce que je veux dire, c'est que tu es une bonne mère.

- Je fais ce que je peux. Mais j'ai beau faire mon maximum, je sens bien qu'il lui manque quelque chose...

- Un père, tu veux dire ?

- En effet, un père.



Je crois que le sujet abordé est encore trop fragile, aucun de nous ne se tente à aller de l'avant, de peur de glisser sur la chaussée encore trop glissante.
Je me débrouille pour apporter un autre sujet sur la table, le temps passe, et au fur et à mesure de la soirée je me sens de plus à plus à l'aise. J'avoue que le vin aide un peu ... mais tout même, l'ambiance se réchauffe, on se détend et on parvient à rigoler librement.
Je découvre un autre Jack, celui avec qui je passe la soirée n'a rien à voir avec celui qui était sur l'île, rongé par le remord, par le besoin de guider et de sauver les gens, par l'envie de devenir un homme respectable. Ce que n'avait pas compris chez ce Jack là, c'est qu'il n'avait pas besoins de faire tout ça pour l'être. L'homme que j'ai face à moi plaisante, s'amuse et est détendu. A chaque minute il ne cesse de m'étonner, et j'ai maintenant envie d'en savoir plus sur lui car je présage qu'une fois ces deux hommes réunis, il peut être quelqu'un de bien plus exceptionnel que ce qu'il ne veut bien me faire croire.
Il est minuit largement passé, et je me trouve sur le pas de la porte avec lui. Je n'ai aucune envie de me la jouer à la manière des films d'Hollywood alors je n'attend pas qu'il me regarde intensément pour passer ma main autour de sa nuque pour l'embrasser. Je ne me suis permise aucune réflexion, parce que je sais que si je commence à réfléchir sur ce que je devrais faire ou pas, tout sera bien trop compliqué. Alors je me contente de faire ce que j'ai envie de faire depuis très longtemps. Une légère impression de déjà-vu, mais dans un contexte différent. Les arbres sont remplacés par une terrasse en pierre bien solide, l'odeur du bambous par celle divine du parfum que porte Jack et nos esprits effrayés par des esprits rassurés. La magie de la ville agit, j'embrasse cet autre Jack avec qui j'ai passé la soirée, mais les lèvres sur lesquelles je pose les miennes sont belles et bien celle du Jack que j'ai rencontré lors d'un crash d'avion. Il y a plusieurs années. Ces mêmes lèvres qui m'ont valu bien des soucis, des colères et des remords. Aujourd'hui je les embrasse librement, plus rien ne peut m'arrêter car je sais que le lendemain, il sera toujours là. Je sais qu'il ressent la même chose. La fraîcheur de la nuit s'empare de moi et ma peau est parcourue par un frisson qui nous sépare, je vois sa main se poser sur mon épaule contractée par le froid, alors j'incline mon cou pour la caresser avec ma joue. Je finis par le regarder, par sourire et par rigoler. Je rigole comme jamais, il me regarde avec un air interrogateur. Je me contente de continuer à le regarder et finit par lui faire une petite allusion au style « comédie romantique américaine » que je cherchais à éviter et dans lequel finalement on pourrait très bien classer cette scène ...


# Posted on Sunday, 04 January 2009 at 9:26 AM

Edited on Sunday, 04 January 2009 at 9:41 AM

Chapitre 7 : The beginning of a new time

Chapitre 7 : The beginning of a new time
Il est 19 heures passées, Aaron est assis face à moi regardant son assiette vide avec un léger désarroi...


- Maman, t'as pas oublié mes spateghi ?! Me demande il en alternant un regard curieux vers moi et un autre vers le plat qui est en train de chauffer.

- Tu verra bien ...

- Si elles sont pas bonnes, moi je retourne pas à l'école demain !

- Dis moi, tu serais pas en train de me faire du chantage là ?!

- C'est quoi du chantage ??

- Et bien ... c'est comme par exemple quand tu me dis que tu mangera ta soupe seulement si tu peux dormir avec moi. Chose que tu as l'habitude de faire !

- Je sais pas moi si c'est du chantage, mais en tout cas, j'aime pas la soupe.

- Et bien il faut en manger si tu veux grandir !

- Brian de l'école il dit que c'est pas vrai, il dit que tous les grands ils mentent pour qu'on en mange mais que en fait ça fait pas grandir ! Comme quand tu dis que les carottes ça rend gentil ! Il a dit que ça rendait pas gentil parce que dans un film le méchant il mange pleins de carottes et pourtant il est méchant !

- Il a dit ça ? Alors demain tu dira à ce Brian qu'il ferait bien de manger l'un et l'autre et qu'il ferait aussi bien de garder ses a priori pour lui ...

- Il est gentil pourtant !

- J'ai pas dis le contraire, dis-je tout en apportant un grand plats de spaghetti et en servant une assiette copieuse avant de la déposer devant lui. Là, tu as intérêt à les apprécier tes pâtes parce qu'elles m'ont coûtés beaucoup plus que tu ne peux l'imaginer !

- Tu les as goûtés avant ? Me demande il en reniflant le plat de manière plutôt impolie.

- Mange ou je t'étrangle avec !



Tout en m'asseyant à côté de lui, je commence à le fixer pour voir sa réaction. Il commence par faire une grimace, puis en reprend une seconde fourchette et continue comme ça jusqu'à ce que son plat son vide et sa bouche entourée de sauce tomate.




- Alors cuisto, quel est le verdict ?

- Mmm, elles sont bonnes !

- Et bien voilà ! Tu viens de goûter les premières spaghetti de maman ! Fis en débarrassant rapidement avant de l'amener à l'étage. Maintenant, on se lave les dents et au dodo !



La sonnerie de la porte d'entrée retentie, je sursaute vivement, pose le livre que j'étais en train de lire à Aaron, lui murmure que je reviens et descend d'un pas rapide jusqu'à la pièce d'où provient le bruit strident. Sans attendre plus longtemps, j'ouvre la porte et me retrouve face à face avec un Jack qui tient un paquet entre ses mains. Il porte un pantalon noir traditionnel, une chemise blanche et une cravate bleue marine. « A croquer » je me surpris à penser tout en l'invitant à entrer.



- Ne me demande pas si c'est pour toi et ne me dis pas qu'il fallait pas et ne me demande pas ce que c'est ! Commence il à me prévenir en me tendant le paquet.



Tout en rigolant je commence à l'ouvrir et lui lance un regard interrogateur en découvrant un livre avec des recettes inscrites à la main. En passant par des entrées telles que les aubergines à la mozzarella, les feuilletés de crevettes ou les avocats farcis au thon puis par des plats de résistances comme le canard au miel, les pâtes au saumon ou encore les spaghetti et pour finir, des desserts qui semblaient plus appétissants les uns que les autres, je me suis arrêtée sur le clafoutis aux cerises, le tiramisu aux framboises et le fondant au chocolat ...



- Ma mère me l'avait donné mais j'ai pas vraiment le temps de cuisiner, j'ai pensé qu'il te serait plus utile. Et puis d'après ce que j'ai compris, tu débute dans la confection de bons plats alors, je crois bien que les vrais recettes sont toujours mieux que celles qui te sont donnés en commerce !

- C'est gentil, je te promet d'essayer de faire rapidement ceux qui m'ont tapés dans l'½il mais si je parviens à cuisiner tout ça, tu risque de me retrouver avec une dizaine de kilos en trop, c'est moi qui te le dit !

- C'est pas un soucis, me lança il tandis qu'on s'installait dans le salon.

- Désolée, je reviens dans cinq minutes, j'étais en train de lui lire une histoire, si je la finis pas, il risque de s'arrêter au moment où le super héros a perdu ses pouvoirs et il risque d'être traumatisé, je veux pas que dès les premiers jours la maîtresse me convoque en m'expliquant qu'il devrait être suivis ... Tu veux venir le voir ... ou tu préfère rester ici ?

- ... Je vais t'attendre ici, je vais en profiter pour passer un coup de fil.

- Comme tu veux, je te force à rien, j'ajoute avant de monter les marches qui me séparent de la chambre où Aaron m'attend les yeux grands ouverts.



- Qui c'est ? Me demande il d'un air curieux et légèrement jaloux.

- Un ami. Je finis le livre et tu dors !

- Je veux d'abord le voir !

- Non, toi tu vas dormir sagement, et tu vas pas faire de crise ce soir, fis assez fermement avant de continuer la lecture. Heureusement pour moi, il ne reste plus que quelques pages. Je me retrouve cinq minutes plus tard à reposer le livre, mais Aaron n'est toujours pas endormi, bien décidé à voir celui avec qui je vais passer la soirée à la place de rester auprès de lui.

- Maman, pourquoi tu veux pas que je vois le monsieur !

- Parce que c'est comme ça, la prochaine fois peut-être.

- La prochaine fois ? ça veut dire qu'il va revenir souvent ? Quand c'est la prochaine fois ?

- J'en sais rien ! On verra bien !

- Comment il s'appelle ?

- ... Jack, je murmure en lui remontant les couvertures jusqu'au cou.

- Jack ... comme Jack l'éventreur ?!

- Ou alors comme Jack dans « l'étrange noël de Mr Jack » !

- Il est comment ? Il a quel age ? Pourquoi il est venu ? Est ce qu'il ...

- Eh ! Je le coupe rapidement ! Plus de questions, ça suffit !

- Mais maman ! Et si c'était un méchant ! S'il venait ici pour te tuer et ensuite me kidnapper ?! Qu'est-ce que tu ferais toi !

- Moi je dirais qu'il faut ralentir sur la télé !

- T'es méchante, me fais il en prenant un air boudeur.



Sans réfléchir je me penche sur lui et commence à le chatouiller de tous les côtés en le regardant éclater de rire et se tordre dans son lit comme un vers. J'aime le voir comme ça, heureux. « Allez, dodo maintenant. Dors bien », je murmure en l'embrassant sur le front et en remettant les couvertures. Je me relève, range la chaise et me retourne en me dirigeant vers la porte de la chambre, là je découvre Jack, appuyé contre le mur qui me regarde timidement, étonné, un peu ému et gêné. « Maman ! », j'entend appeler en me retournant. « Je t'aime ! ».

# Posted on Thursday, 11 December 2008 at 12:51 PM

Edited on Thursday, 11 December 2008 at 1:02 PM

Chapitre 6 : Il est mon ange

Chapitre 6 : Il est mon ange
[Désolée du retard ! J'ai pas d'excuse si ce n'est le manque de temps ... Je tiens à préciser que le montage est un cadeau rien que pour moi =) Miiiici beaucoup !! ( inutile d'essayer de couper le nom de mon blog, ça servirait à rien, abandonnez et contentez vous de l'admirer) [voilà c dit :) ]. Alors je te dédicace l'article !




Je suis aujourd'hui fière de pouvoir annoncer que depuis quelques semaines la vie a repris son cours. Grâce à lui, grâce au risque qu'il a prit, j'ai retrouvé ma liberté tant espéré. Celle que j'ai demandé des années durant mais que, jamais, je n'ai eu le droit d'apercevoir.
En réalité, après le fameux procès, j'ai parlé à ma mère. Elle m'attendait dans une pièce, je suis entrée et je l'ai vu, là, assise dans un fauteuil roulant, un masque d'oxygène dans les mains. Elle ne semblait pas aller bien mais elle était en vie et c'était déjà un miracle, miracle auquel les médecins n'avaient trouvé de réponse. Ma ranc½ur était trop forte pour que je puisse la plaindre ou même lui demander une quelconque explication. J'ai du mal à m'avouer que la personne pour laquelle j'éprouve la plus grande ranc½ur n'est autre que ma mère. C'est assez inhumain si l'on se contente de voir la chose sous cet angle, mais je ne peux me blâmer de lui en vouloir. Une mère devrait toujours protéger son enfant, toujours. Quelles que soient les circonstances et elle ne l'a pas fait, elle m'a dénoncé alors que j'ai risqué ma vie pour la libérer de ce poids. Elle ne s'est pas rendu compte du sacrifice, j'ai vendu ma liberté à la justice pour qu'elle puisse retrouver la sienne.
Elle était donc là, pourquoi ? Je ne l'ai pas compris tout de suite, ce n'est que lorsqu'elle a prononcé le prénom d'Aaron que j'ai compris où elle voulait en venir. La seule chose qu'elle voulait, c'était voir son petit fils, pas sa fille, mais son petit fils. Son petit fils ... si elle savait ... mais elle ne savait pas et je ne pouvais me permettre de lui expliquer. J'ai refusé, bien évidemment. Je ne pouvais me laisser faire, il m'était impossible de lui permettre de voir mon fils après tout ce qu'il avait vécu. Elle m'échangeait ma liberté contre quelques misérables minutes avec mon ange. Il n'était pas à vendre. Et même ma liberté était loin d'en valoir le coups. Encore elle, cette liberté qui revient encore et toujours.
J'ai tourné les talons avant un dernier regard vers celle qui m'a donné puis repris la vie.
Elle a retiré sa plainte, je la gratifie mais je ne lui pardonne pas. Elle l'a seulement fait car elle a espéré que je changerais d'avis, ce ne sera pas le cas. Il est mon ange, pas le sien.

Quand j'ai poussé la porte d'entrée j'ai tout de suite reconnu cette odeur, cette chaleur humaine qui m'a empli les narines pour s'immiscer jusqu'à mon c½ur. Je crois bien que j'avais encore ce sourire béat aux lèvres mais qui pourrait s'en moquer ?! Je n'ai pas attendu bien longtemps pour parcourir les marches qui m'ont menés jusqu'à lui. Je le revois, allongé, plongé dans ses rêves enfantins. Quand nous rêvons, nous entrons dans un monde qui n'appartient qu'à nous. Je l'ai pris dans mes bras, embrassé, et il s'est réveillé tandis que de mon côté, j'entrais dans mon rêve à moi.

C'est aujourd'hui un jour important, mon petit ange, pas si petit que ça, va passer l'enceinte de l'école pour la première fois. Depuis que je lui ai expliqué qu'il irait chaque jour rejoindre d'autres enfants pour jouer, apprendre pleins de choses importantes et se faire des copains, j'ai l'impression qu'il s'est transformé en pile électrique. Il ne cesse de m'assaillir de questions diverses et variées, la plupart du temps totalement inutiles je dois l'avouer ...
Il est donc 8h30 passées et dans une précipitation alarmante, j'attrape un sac de taille miniature avec une éponge jaune dessinée à l'avant. Je crois qu'il est temps pour moi que je rattrape quelques notions de culture enfantine ... Aaron se jète sur la porte d'entrée et commence à courir vers la voiture avant que je n'ai eu le temps de le retenir. Je jure silencieusement et me précipite pour le rattraper alors qu'il était en train de traverser la rue à la même allure. Sans réfléchir, je lui attrape le bras fortement et me rabaisse à sa taille pour lui crier comme je ne l'avais jamais fais. C'est la première fois que je me permettais de le gronder, c'était aussi la première fois que j'avais eue une telle frayeur pour lui. Je ne sais pas comment j'ai agis, si j'ai bien agis, mais je n'ai pas le temps de me poser la question car l'aiguille tourne. Je le vois baisser la tête et fixer ses chaussures toutes neuves en tripotant ses mains encore toutes rondes. Je lui remonte le menton et lui demande de me regarder, je ne sais plus que faire, que lui dire.




- Regarde moi, je murmure en essuyant une larme chaude qui vient tout juste de couler de ½il droit. Je te l'ai déjà dis, ne traverse jamais sans regarder, tu attends que je sois là et que je te dise que tu puisse avancer. Il pourrait y avoir une voiture, un camion, un vélo, tu ne sais pas. Si je t'ai grondé, c'est pour ton bien, tu le comprendra plus tard.




Sur ces mots, je lui attrape la main et l'embarque dans la voiture avant de démarrer. Je suis encore abasourdie de mes paroles, je crois bien que ce que je viens de dire ressemble à ce que dirait une mère effrayée. Une mère ... rien que ce mot me faire peur, une vraie peur bleue qui me remonte à la gorge. Une dizaine de minutes après, Aaron et moi nous retrouvons sur le pas de la porte de sa nouvelle classe, cet endroit où il va découvrir les choses de la vie. Il va apprendre à lacer ses chaussures sans mon aide, il apprendra que les carrés ne vont que dans les carrés et qu'il est inutile de tenter de les associer aux triangles. Ce sont des bases qui ne font que refléter la dure réalité de la vie. Je me retrouve à un point où j'ai peur de basculer dans un comportement qui ne serait pas le mien. Je m'improvise mère, et être parent ne s'improvise pas. Je le regarde avancer timidement vers les autres enfants déjà installés, qui jouent entre eux, qui mangent. D'autres sont seuls dans un coin de la pièce mais la plupart sont encore avec leurs parents. Leurs deux parents. J'aperçois une petite tête blonde se retourner et me regarder, perdu. Il revient vers moi et se jète dans mes bras, j'entend ses mots mais je ne peux y répondre « Je veux pas rester ici maman, je connais pas tous les autres enfants, ramène moi à la maison. Je te promet que je serai le plus sage, je traverserai plus sans regarder, je t'aiderai à tout faire ce que tu veux. Et tu m'apprendra toi à lire des livres et à écrire de belles histoires comme celle de Peper Pan. »
Je souris amplement à sa dernière remarque « C'est Peter Pan, mon c½ur. Je ne peux pas te ramener avec moi, tu sais que j'ai pleins de choses à faire. Où est passé le Aaron courageux déguisé en spider man qui me criait qu'il voulait aller à l'école de suite alors qu'on était dimanche ?! ». « Je veux plus y aller, et je suis pas spider-man, je suis bob l'éponge maintenant ». « Très bien Bob, mais en attendant, tu vas quand même rester ici, regarde, il y a pleins d'enfants, et je suis sûr que beaucoup aiment bob l'éponge ! », « Tu crois qu'un des enfants a le déguisement de bob l'éponge ? », « C'est fort possible ! », « Et Patrick ? », « ... je sais pas, demande leur ! Et ce soir tu me racontera tout ce que tu as fais !», « D'accord, je vais aller demander, c'est toi qui viendra me chercher ? », « Moi en personne ! », « Alors je reste mais ce soir, je veux que tu me fasse des Spateghi à manger ! Les pates avec la sauce rouge, celles que tu as jeté dans la poubelle quand tu les a fait l'année dernière ! Même que tu avais dis que c'était dégueulasse ! Et après tu as dis que tu ferais mieux de prendre des cours de cuisine et tu en a toujours pas pris parce que quand tu as voulu faire cuire la viande du magasin ben elle était toute noire et toute pas bonne ! ». A cet instant précis, je sens le rouge me monter aux joues, je vois quelques regards indiscrets se poser sur moi et rigoler en catimini. « C'était des Spaghetti, promis, je te les ferai. Amuse toi bien. » Tout en déposant un baiser sur son front je le pousse doucement vers la salle ou sa maîtresse le prends sous son aile. Le grand saut, tout commence pour lui, et tout s'apprête à changer pour moi.

C'est le sourire aux lèvres que je sors de l'école, monte dans la voiture et me dirige vers le centre ville. Il me faut de quoi faire des spaghettis ... des spaghetti ! Quel genre de mère ne sait pas faire de spaghettis ?! Et bien le genre de mère qui a passé quelques mois échoués sur une île sûrement ...quoi qu'il en soit, une trentaine de minutes plus tard, je me retrouve au beau milieu d'un hyper marché à la recherche de toutes sortes d'ingrédients. Dix minutes ne se sont même pas écoulées que je me retrouve nez à nez avec Jack. Il était là, seul... Qui aurait cru qu'il était possible de rencontrer un grand chirurgien dans un hyper marché ?!
Après quelques échanges de politesse je me retrouve embarquée dans une explication emmêlée de la raison de ma venue dans ce magasin, le cadis rempli de bouquins de cuisines, de nourritures en tout genre et les traits du visages tirés par l'énervement ...




- Je dois en conclure que tu n'es pas un as de la cuisine ?!
- Non bien sûr que non ! C'est juste que ... il me faut acquérir quelques bases avant de pouvoir préparer un plat qui soit comestible par nous, humains aux papilles gustatives très développées !
- Rien que ça ! Aaron est si difficile que ça ?



Je me suis bien rendue compte que son prénom lui était sortit tout seul de la bouche, rien qu'à son expression et à sa propre réaction ...


- Non, c'est juste un enfant, tout comme les autres, il est pas si différent, si ce n'est que je ne le vois pas comme tous les autres enfants.


Je sens bien que je commence à avancer sur un terrain miné ... Lui et moi commençons à nous dandiner, preuve de notre malaise. Lui ne sait plus que dire, Aaron est le sujet tabou qu'il ne veut pas aborder, je le sens. Je ressens le contraire, j'ai envie mais surtout besoin de parler de lui, j'aimerais qu'il comprenne qu'il n'a aucun reproche à se faire. Que aucun des rescapés ne lui reproche la disparition de Claire, qu'il doit se faire une raison et aller de l'avant.


- Tu as prévu quelque chose ce soir ? Me suis-je surprise à demander en ramenant une de mes mèches de cheveux à l'arrière de mon visage.
- Je sais pas ... il faudrait que je passe à l'hôpital, j'ai une opération délicate demain, j'aimerais voir les résultats des dernières analyses.
- Et ça compte te prendre toute la soirée ?!
- Je pense pas ...
- ... alors tu n'as aucune raison pour ne pas passer à la maison, faire un petit coucou. Je suis persuadée que tu aime les spaghettis ! Et puis il y a de grandes chances pour qu'on finisse sur une pizza surgelée alors ...
- Kate, tu sais que ce que j'en pense.
- Oui je le sais et c'est justement pour ça que tu devrais venir, si tu ne le fais pas pour toi, fais le pour moi. Et pour lui.



Il ferma les yeux quelques secondes en faisant vagabonder son regard embarrassé autour de lui avant de le reposer sur moi, je vis un léger sourire apparaître.


- 20 heures ça te va ?
- C'est parfait, j'aurais couché Aaron, on pourra parler librement et tu choisira de le voir ou non.
- Merci Kate.
- A ce soir, j'ajoutais avant de rependre le cours de mes courses et d'afficher un large sourire en passant derrière lui.




# Posted on Sunday, 30 November 2008 at 10:56 AM

Edited on Sunday, 30 November 2008 at 12:11 PM